Réalisations

Mini piscine inox de moins de 10 m2 sur une terrasse à Gordes

Moins de dix mètres carrés d’eau claire, cerclés d’un liseré d’inox.
Encastrée affleurante dans le dallage de pierre, face aux collines du Luberon.
L’échelle inox à deux mains courantes, ancrée dans la margelle.
Le liseré de margelle en inox brossé, à la jonction exacte de la pierre et de l’eau.

Récit du projet

2026, Gordes. Sur la terrasse en pierre d’un mas ouvert sur les collines du Luberon, une mini piscine en inox affleure le dallage. Moins de dix mètres carrés d’eau, un liseré d’inox brossé pour seul dessin, une échelle pour tout accès. Le format le plus compact que nous ayons livré cette année, et l’un de ceux dont la cliente parle le plus.

Caractéristiques

Bassin de moins de 10 m2, encastré affleurant
Inox 316L, finition brossée velours signature NOBL inox
Bassin de rafraîchissement, accès par échelle inox à deux mains courantes
4 mois (étude, fabrication, pose et mise en service)
2026
Gordes

Vaucluse

4 mois (étude, fabrication, pose et mise en service)
32 000 €

Histoire

L'origine

Sophia F. nous a écrit pour équiper la terrasse de son mas. Le programme tenait en peu de mots : de quoi se rafraîchir, chez elle, sans transformer le lieu.

Deux contraintes cadraient le projet. La première tient à la surface : en dessous de dix mètres carrés, un bassin relève du régime d’urbanisme le plus léger. Ce seuil n’est pas une limite subie, c’est un format à part entière, et nous le traitons comme tel.

La seconde était une objection, et elle revient régulièrement : l’inox conduit la chaleur, le bassin ne sera-t-il pas froid ? La réponse tient en un principe simple. Une paroi immergée se met à la température de l’eau qui l’entoure. Sans écart de température, il n’y a pas de transfert, donc pas de sensation de froid : le contact reste doux, presque enveloppant, très loin de l’image que renvoie une paroi métallique. C’est une objection qui se lève en entrant dans l’eau, jamais sur le papier.

Le parti pris

Sur un bassin de cette taille, chaque centimètre compte, et tout ce qui s’ajoute se retranche à la baignade.

Nous avons donc écarté la volée de marches intérieure, pourtant proche de notre vocabulaire habituel : sur une mini piscine, elle aurait mangé près d’un tiers de la surface utile. L’accès se fait par une échelle inox à deux mains courantes cintrées, ancrée dans la margelle, trois barreaux immergés. Elle prend la place d’un pas, laisse le bassin entièrement dégagé et se fait oublier dès que le regard s’en détourne.

L’implantation est encastrée, affleurante au dallage. Le seul dessin visible est un liseré de margelle en inox brossé qui court sans interruption sur tout le pourtour, à la jonction exacte de la pierre et de l’eau. Rien d’autre n’émerge, hormis la trappe de skimmer sur un petit côté.

Le reste de l’équipement suit la même logique : le strict nécessaire, exécuté sans compromis. Chez nous, la qualité ne se mesure pas au nombre de fonctions, elle se mesure à ce qui tient dans le temps.

La réalisation

La cuve a été fabriquée dans notre atelier de Dordogne, en inox 316L, finition brossée velours. Sur un bassin encastré, seule la partie visible compte pour l’oeil, mais la cuve est traitée sur toute sa surface : c’est ce qui la rend étanche par elle-même, sans revêtement rapporté, sans liner à remplacer, sans joint à reprendre.

Sur place, l’essentiel du travail a porté sur la terrasse existante : réservation du bassin dans le dallage de pierre, mise à niveau au millimètre pour que le liseré affleure sans ressaut, raccordements et local technique, puis remise en état du dallage jusqu’à la rive. C’est un travail d’ajustement plus que de force, et c’est ce qui donne le résultat : une pièce d’eau qui semble avoir toujours été là.

Quatre mois auront séparé la première prise de contact de la mise en eau.

L'usage

Le bassin est arrivé au bon moment. L’été 2026 a été rude en Provence, et une mini piscine prend alors tout son sens : quelques brasses ne sont pas le sujet, se rafraîchir l’est. Sophia F. nous écrit régulièrement, et son enthousiasme ne retombe pas.

À l’usage, la crainte de départ sur l’inox s’est retournée. La paroi ne se remarque pas au toucher, l’eau paraît plus claire que dans un bassin sombre, et la lumière du Luberon travaille la surface différemment selon l’heure. Le liseré brossé, lui, se contente d’un rinçage.

C’est peut-être le meilleur argument pour un bassin de moins de dix mètres carrés : il ne demande presque rien, et il change tout un été.

Illustrations

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