Avril 2026. Un mois après la livraison des deux bains chauds, un troisième objet rejoint l’espace bien-être de l’hôtel : Corolle, le premier seau d’immersion à largage par fond ajouré conçu par NOBL inox. Une pièce née d’une contrainte d’espace – et d’une demande client précise.
Le programme initial du chantier prévoyait deux bains chauds en inox. À la livraison, l’établissement a souhaité aller plus loin et inscrire ses hôtes dans la pratique du contraste thermique – passage du chaud à un coup de froid immédiat, geste qui scelle les bénéfices d’une séance d’immersion.
L’idée du seau scandinave s’est imposée d’elle-même. Mais l’espace alloué ne le permettait pas : un seau classique à bascule réclame un dégagement frontal généreux pour libérer son volume sans projeter l’eau aux mauvais endroits. Ce dégagement n’existait pas.
C’est cette contrainte qui a donné naissance au concept Corolle, dessiné pour ce projet et désormais inscrit à notre catalogue.
Aucun système de bascule. La pièce est fixée au mur par deux équerres latérales et reste immobile en tout temps. C’est son fond qui s’ouvre : huit pétales d’inox usinés en rosace, mécaniquement liés à la chaînette de commande, qui s’écartent en moins d’une seconde lorsque l’usager tire dessus. L’eau tombe à la verticale, sous le seau, exactement à l’aplomb d’une personne placée dessous.
Ce choix a deux conséquences. D’abord, l’objet tient dans cinquante centimètres de diamètre et n’exige aucun recul. Il s’intègre dans une niche, contre un mur, sous une retombée. Ensuite, la rosace devient le visuel signature : on la voit, on la lit, on en comprend la fonction d’un coup d’œil. Elle n’est pas dissimulée – elle est exposée.
Corolle a été dessiné par Christophe Moëne en parallèle du chantier des bains. Plans, prototype atelier, mise au point du mécanisme de pétales, calibrage du volume largué – cinq litres en moins d’une seconde – tout s’est fait dans notre atelier de Dordogne sur le mois de mars.
Inox 316, finition veloutée comme les bains pour assurer la cohérence visuelle de l’ensemble. Soudure TIG sur les équerres murales. Système de remplissage automatique avec arrêt par flotteur, intégré dans le corps du seau, invisible une fois la pièce en place.
L’installation s’est faite en avril 2026, sur un mur préparé avec les mêmes plaques de marbre que les bains. Mise en eau, test du mécanisme à vide puis en charge, contrôle de l’écoulement et du retour à zéro du flotteur. Validation en une demi-journée.
Le geste est simple : sortir d’un bain chaud, se placer sous Corolle, tirer la chaînette. Le froid tombe d’un seul tenant, pendant une seconde. Le seau se remplit à nouveau dans la minute, en silence, prêt pour l’usage suivant.
Au-delà de l’effet physiologique du contraste thermique – vasoconstriction puis vasodilatation, relance circulatoire, sensation d’éveil – l’objet apporte au lieu un moment fort, un repère sensoriel inattendu. Il transforme une séquence wellness en parcours.
Corolle existe désormais en plans. La version posée ici est la première installée. Chaque projet futur pourra l’adapter – diamètre, volume largué, hauteur de fixation, finition – sans rien céder à la rosace, qui reste la signature.